13-Septembre 2009 : 4ème lettre aux adhérents

Publié le par CARSAN

CARSAN : Comité d’Action Renaissance-Ste Anne-Niederau 01 septembre 2009

Bulletin #4

Chers adhérents,


La période estivale aura malheureusement conforté nos craintes quant à l’inutilité des mesures de sécurisation sensées résoudre la grave détérioration de notre cadre de vie :

- les diverses pollutions restent les mêmes et la vitesse limitée à 30 km/h n’est respectée que par les riverains et très peu par les accédants à la clinique

- l’insécurité a notablement augmenté et on ne compte plus les accidents arrivés aux mini-giratoires.


Devant ce fait nous ne sommes pas restés inactifs :


1. la deuxième réunion tripartite prévue fin juin n’a toujours pas eu lieu et nous venons, après de nombreuses relances auprès du Cabinet du Maire, d’obtenir la date du 28 septembre. Si le principe de la réunion est maintenu – avec un retard de 10 semaines-, il n’en demeure pas moins que nous ne connaissons pas les objectifs de la négociation que la Municipalité mène discrètement avec la Clinique. Faisant fi de nos demandes répétées et surtout de la lettre commune envoyée en juin à Mr le Maire, restée sans réponse.


2. nous avons sollicité plusieurs autorités parmi lesquelles le Conseiller général de la Robertsau Monsieur Yves Le Tallec. Ce dernier a adressé des courriers au Maire de Strasbourg et à Sœur Baumann, Présidente du CA du Groupe St Vincent. Vous trouverez la copie des courriers sur son blog  (www.yvesletallec.hautefort.com). Monsieur Le Tallec y constate notamment les ravages du transfert de circulation et fait deux remarques de bon sens :

     a. C’est bien la Ville qui est en charge de la circulation dans le quartier ;

     b. Il n’est pas raisonnable de maintenir un tel niveau de trafic devant les écoles de la Niederau

      En conclusion est demandée la réouverture de l’accès par la route de la Wantzenau avec une circulation interne toujours possible.


3. notre recours au tribunal administratif suit son cours. Nous ne manquerons pas de vous informer.


4. nous avons préparé avec quelques volontaires que nous remercions très chaleureusement pour leur soutien logistique, la 2ème campagne de banderoles qui vient de se mettre en place.


Vous avez été informés dans le bulletin de juillet de l’intention de la Municipalité de soumettre à enquête publique la prolongation de la rue de la Papeterie vers la rue de la Lamproie. Créant ainsi un véritable aspirateur à voitures sur ce possible axe OUEST  EST qui augmentera encore le trafic devant les écoles et étendra les nuisances à d’autres secteurs de la Robertsau.


Les propos du Maire (débat en Conseil Municipal le 6 juillet) sur ce point sont pour le moins « surprenants ». On notera que cette intention n’a pas été discutée au préalable -ni avec les associations, ni au Conseil de Quartier- et que sans l’intervention d’une élue habitant la Robertsau nous n’en saurions sans doute encore rien aujourd’hui puisque ce point était « caché » dans un point plus généraliste du Conseil (voir p.2).

 

Ces faits, contrairement aux propos officiels, démontrent une regrettable absence de concertation et un certain mépris pour les citoyens. La mise en place depuis juin d’un front commun entre le CARSAN, l’ADIR et l’ASSER est à ce titre emblématique et historique. Cette contre-offensive citoyenne face à des décisions insensées et à une vision très particulière du « vivre ensemble » devra faire aboutir nos justes revendications.

 

La prochaine étape sera la tenue d’une réunion publique

organisée par le CARSAN, avec l’association de l’ADIR et de l’ASSER

 

le 10 septembre à 20h30 à l’ESCALE


Il y sera notamment décidé des actions à mener dans un futur proche pour faire triompher la justice et la raison.


Retenez cette soirée dès maintenant.

Elle sera une étape décisive dans le combat

pour la préservation de votre cadre de vie.


 



 

Point 22 de l’ordre du jour du Conseil municipal du 6 juillet 2009 : Ajustement du programme projets sur l'espace public de l'année 2009.

 

Présentation de O.Bies

 

Questions d’élus de l’opposition qui estiment que le point de l’ordre du jour n’a rien à voir avec la clinique Ste Anne et ne concerne que le projet d’extension de la rue de la Papeterie pour lequel une autorisation de programme de 6.7M€ est prévue et pour laquelle la délibération prévoit 10 000€ pour le lancement de la concertation (enquête publique)

 

Intervention de A.Jund, adjoint chargé de l'Urbanisme

 

Intervention de l'adjointe de quartier N.Dreyer

 

Conclusion de R.Ries qui ne parle que de la clinique Ste Anne qui n’était pas à l’ordre du jour (voir ci-après le texte conforme, mot par mot, de son intervention).

 

« Il s’agit je le rappelle d’une extension de la clinique Ste Anne pour laquelle aujourd’hui on a des problèmes d’accès. Personne, comme d’habitude, ne souhaite avoir devant chez soi les véhicules qui accèdent quand même à cet équipement public et je suis obligé de dire – mais je suis d’accord avec la précédente municipalité, avec le précédent exécutif – cette extension était nécessaire, c’est un service public, même si c’est une clinique privée, c’est un service public auquel il faut accéder et auquel les ambulances doivent pouvoir accéder aussi. J’entends des fois des choses qui effectivement m’horripilent. Je vous le dis très franchement : quand on me dit oui oui on va avoir les pimpons des ambulances – mais nom d’une pipe alors – quel est ce vivre ensemble que nous avons – si on n’est même plus capable d’accepter la nuisance d’une ambulance qui est prioritaire et qui essaye d’aller le plus rapidement possible vers le lieu où le patient peut être soigné. Je suis parfois ahuri et scandalisé par certaines choses que je peux entendre. La seule réponse à tout cela on la connaît, la seule réponse c’est d’essayer de répartir autant que faire se peut, des trafics et de répartir au fond ces nuisances qui sont inéluctables. Moi, je ne sais pas accéder à la clinique Ste Anne par hélicoptère et si par hasard, je le saurais, ce serait encore pire. Donc, euh, de grâce, mes chers collègues, faisons preuve d’esprit de responsabilité. Cette opération a été lancée à votre époque, on a retourné me dit-on l’entrée de la clinique Ste Anne, de l’autre côté et tout a été organisé pour cette entrée là, et évidemment les riverains de la rue de la Renaissance se plaignent d’une augmentation de la circulation, etc. …Bon. On en est là !!

Alors, essayons, on essaye, laborieusement, je le reconnais, car c’est pas facile, de trouver une certaine répartition de la nuisance parce que j’ai aussi des riverains de la rue de la Wantzenau qui m’écrivent et qui me disent « pourquoi est-ce que nous on devrait continuer à subir le trafic qu’on subit depuis des années et des années, simplement parce que d’autres, euh, dans le quartier, ne veulent pas de nuisances du tout. C’est comme cela que les choses se présentent, vous le savez bien. Vous avez été en responsabilité donc on essaye de trouver des points d’équilibre entre les uns et les autres mais il est impossible d’accéder à la clinique Ste Anne par un souterrain. Désolé de le dire, donc c’est bien, les ambulances et les véhicules des professionnels, des patients, des taxis etc viennent à la Clinique Ste Anne. On a trouvé une solution qui j’espère euh peut donner satisfaction : on entre par un côté, on peut sortir, on peut sortir par l’autre sans que ce soit une obligation. Voilà.

Je reviens. Enfin il s’agit d’une délibération de 10.000€. Il s’agit de savoir quelle est la meilleure solution possible à ce problème.

Je mets cette délibération aux voix. Qui est contre ? Qui s’abstient ? Adopté à l’unanimité. Je vous en remercie. »


(texte conforme, mot par mot, de l'intervention de M. Ries, d'après la vidéo du Conseil Municipal du 6 Juillet 2009, diffusée sur l'Internet)

 

 

 

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christine 02/09/2009 22:57

Cher Monsieur,

Merci pour le Bulletin n° 4. Je voulais juste dire que je trouve incompréhensibles les propos de Monsieur le Maire. Comme vous le signalez vous-même, le déplacement de circulation vers rue de la Renaissance augmente plutôt que diminue le volume de circulation entre l’ancienne entrée de la clinique et le carrefour rue de la Papeterie. Et d’ailleurs, la route de la Wantzenau a toujours été et continuera d’être un axe emprunté par beaucoup de véhicules pour se rendre à Strasbourg ainsi que dans l’autre sens. Et quant à ses reproches sur notre refus d’accepter « la nuisance d’une ambulance … qui essaye d’aller le plus rapidement possible vers le lieu où le patient peut être soigné », là la logique de ses propos m’échappe complètement. S’il est question d’arriver à la clinique « le plus rapidement possible », pourquoi imposer un trajet supplémentaire qui ne fait que retarder la prise en charge médicale du patient ?

Cordialement,

A.M